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Jean Pierre CHARVET

Blog du Docteur Jean Pierre CHARVET

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L’inégalité de longueur entre l’index et l’annulaire a-t-elle un caractère sexuel ?

(À propos de 1091 déterminations chez l’enfant et chez l’adulte)

Dr Jean-Pierre CHARVET (1)

 

Résumé

La comparaison de longueur entre l’index et l’annulaire chez les adultes d’une part, et chez les enfants (étudiés de la naissance à la puberté) d’autre part, aboutit aux résultats suivants :

Il existe une « note féminine », faite d’une prépondérance de l’index sur l’annulaire, dont la fréquence augmente chez la fille, par rapport au garçon, à partir de l’âge de 3 mois, pour atteindre 50% à l’âge adulte.

La note masculine, mise en évidence par J.T. MANNING, avec prédominance de l’annulaire sur l’index, se rencontre fréquemment chez l’enfant jeune des deux sexes ; elle ne peut, à cet âge, comme le prétend J.T. MANNING être le fait de la testostérone fœtale. En revanche, la note masculine que l’on retrouve chez 30% des hommes adultes, est 2,5 fois plus fréquente chez lui que chez la femme adulte, et, paradoxalement, que chez le garçon en cours de puberté. L’influence de la testostérone sur la croissance de l’annulaire est donc vraisemblable chez certains garçons au décours de la puberté.

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I . INTRODUCTION

En 2002, John T. MANNING faisait paraître chez NJ : Rutgers University Press un livre intitulé « Digit Ratio : A Pointer to Fertility, Behavior and Health » (1). Cet auteur y affirmait, après certains anciens anatomistes et anthropologistes (ECKER 1875, GRUNING 1886, BAKER 1888, GEORGE 1930, PHELPS 1952) que la différence de longueur entre l’index et l’annulaire faisait partie du dimorphisme sexuel. Il suggérait que ce ratio était déterminé très tôt dans le développement fœtal (premier trimestre de la grossesse), et influencé par les hormones sexuelles, en particulier la testostérone.

En général, écrivait-il, les hommes ont un annulaire plus long que leur index, alors que les femmes ont typiquement un index et un annulaire de la même longueur. Dans une étude portant sur 521 hommes et 531 femmes de la région de Liverpool, en faisant la moyenne des mesures de la longueur des index et des annulaires, il constatait par exemple que le rapport de ces deux longueurs, ou ratio digital, (index sur annulaire) était de 0, 98 ± 0,03 chez l’homme et de 1 ± 0,03 chez la femme, avec un p = 0,001, donc significatif.

L’inégalité de longueur entre l’index et l’annulaire a-t-elle un caractère sexuel?

L’inégalité de longueur entre l’index et l’annulaire a-t-elle un caractère sexuel?

Manning notait par ailleurs dans son ouvrage des différences importantes, dans l’évaluation de ce ratio digital entre certains pays d’Europe et d’Afrique, mais il observait que la différence entre les sexes allait toujours dans le même sens

. MANNING liait ce dimorphisme sexuel digital aux effets des hormones mâles et femelles au cours du tout début du développement fœtal, pensant que des taux de testostérone importants facilitaient le développement du 4ème doigt, l’annulaire. Dans ces conditions, un bas ratio digital, c'est-à-dire un rapport longueur de l’index sur longueur de l’annulaire inférieur à un, serait le témoin d’une hyper masculinisation. A l’inverse, des taux importants d’estrogènes fœtaux, faciliterait la croissance du 2ème doigt par rapport au 4ème, et un ratio digital égal ou supérieur à un.

II . MATERIEL ET METHODE

1) Méthodologie

L’objectif principal de l’étude, a été de vérifier les assertions de J.T. Manning, à savoir que le ratio de la longueur de l’index à celui de l’annulaire ou ratio digital (2ème doigt sur 4è doigt) est inférieur à 1 chez l’homme adulte, (ratio digital « bas »), et égal voire supérieur à 1 chez la femme adulte (ratio digital « haut »), en étudiant systématiquement les deux mains de chaque individu, ce que n’a pas fait J.T. MANNING dans l’ouvrage de référence (1)

L’objectif secondaire de cette étude a été de comparer la différence de ce ratio par sexe et par âge afin d’émettre des hypothèses sur le rôle de la maturation squelettique et de l’influence hormonale sexuelle tant prénatales que péri pubertaires, comparaison que n’a pas faite Manning dans l’ouvrage précité.

Cette étude a été réalisée en région Provence Alpes Cote d’Azur par l’auteur au cours de ses consultations d’endocrino-pédiatrie aux Centres Hospitaliers de Hyères, Toulon et au Centre Hospitalier Universitaire de Marseille, mais aussi dans les crèches et la maternité de la ville d’Hyères. Ses résultats ne doivent être extrapolés à d’autres régions qu’avec prudence.

2) Technique

Pour chaque individu le ratio digital (le rapport de la longueur de l’index à celui de l’annulaire) a été estimé suivant 3 modalités. Une différence de longueur entre l’index et l’annulaire supérieure à 1 mm, permet d’affecter un ratio supérieur à un (2>4) ou inférieur à un (4>2). L’absence de différence fait conclure à un ratio égal à un (2=4).

L’observation du ratio digital s’est faite pour les deux mains, en les observant à plat, de façon à placer le 3ème rayon métacarpo-phalangien.dans l’axe de l’avant bras. Il est important de noter que cette technique d’estimation rapide, n’est pas celle utilisée par Manning ; celui-ci mesure précisément à partir d’empreintes de mains (encrées sur papier ou placées sur une photocopieuse), la longueur de chaque doigt, de l’articulation métacarpo-phalangienne à l’extrémité distale.

L’étude a porté sur 1091 individus, soit 2182 mains.

3) Méthode statistique

L’analyse statistique s’est appuyée sur le test du χ2 (khi carré) qui compare le nombre de sujets masculins et féminins dans les trois possibilités envisagées (4>2, 2=4, et 2>4). Est significatif un χ2 ≥3,841, ce qui correspond à une probabilité p≤0,05. Pour un χ2 ≥5,412, la significativité est plus forte (p≤0,02) ; pour un χ2 ≥6,635, la probabilité p est ≤0,01 et pour un χ2 ≥10, 827, p est inférieur ou égal à 0,001.

III . RESULTATS CHEZ L’ADULTE

Dans un premier temps, l’enquête a porté sur les adultes, au nombre de 366 (140 hommes et 226 femmes)

Les résultats sont les suivants :

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L’inégalité de longueur entre l’index et l’annulaire. Adultes: Comparaison hommes-femmes

L’inégalité de longueur entre l’index et l’annulaire. Adultes: Comparaison hommes-femmes

On constate d’abord que les mains d’un même individu, ne sont pas toujours semblables (seulement 81,4% des hommes et 76,5% des femmes) ; cette asymétrie n’est pas signalée dans l’ouvrage de MANNING.

En revanche, comme l’ouvrage cité en référence l’affirme, il y a manifestement une différenciation sexuelle, et cette différenciation est statistiquement très significative avec χ2 à 21,8 pour le 4>2, à 11,2 pour le 2=4 et à 35,17 pour le 2>4, et p est ≤ 0,001 dans les trois variétés de ratio digitaux.

La «  note masculine » (4>2) décrite par MANNING, se retrouve bien deux fois supérieure en fréquence chez l’homme que chez la femme, mais elle n’est représentée que chez 1/3 des hommes ; plus de la moitié des hommes ont en effet un ratio digital égal à un, et le reste (un peu plus de 15%) a un ratio digital haut.

Chez la femme, on observe une bonne proportion de ratios digitaux égaux (2=4), ce qui est caractéristique du sexe féminin d’après MANNING, mais ce ratio est moins bien représenté chez la femme que chez l’homme (42% contre 55%). Ce qui caractérise le sexe féminin, c’est finalement le ratio digital haut, que l’on retrouve chez 46% des femmes et seulement 15% des hommes, et que l’on pourrait désigner du nom de « note féminine ».

IV . RESULTATS CHEZ L’ENFANT

Dans un deuxième temps, le travail d’investigation a consisté à essayer de déterminer si ces différences d’apparence sexuelle étaient bien présentes dès la naissance ou si elles apparaissaient ultérieurement et en particulier au cours de la puberté.

Pour ce faire, plusieurs catégories d’âge ont été individualisées : naissance (à terme), de 3 mois à 3 ans, de 3 à 6 ans, de 6 ans à la puberté quelqu’en soit l’âge de survenue, et en cours de puberté en notant bien les stades pubertaires selon les critères de TANNER (2,3,).

On notera, que dans son ouvrage, Manning n’individualise jamais les enfants.

1. A la naissance :

96 nouveaux-nés à terme ont été examinés, 59 garçons et 37 filles, avec les difficultés que l’on peut imaginer (position des mains en « grasping », très faible différence de longueur entre index, majeur et annulaire). Malgré ces difficultés, il est possible de constater des différences entre les deux mains dans plus de la moitié des cas (54% chez les garçons et 66%  chez les filles) alors que la proportion des annulaires par rapport aux index est superposable dans les deux sexes : petite suprématie de l’égalité des deux doigts (46%), forte représentation de la supériorité de l’annulaire (autour de 40%), avec –en miroir- une faible représentation d’un index digital fort.

L’inégalité de longueur entre l’index et l’annulaire. Nouveaux nés comparaison garçons-filles
L’inégalité de longueur entre l’index et l’annulaire. Nouveaux nés comparaison garçons-filles

L’inégalité de longueur entre l’index et l’annulaire. Nouveaux nés comparaison garçons-filles

Nouveaux-nés garçons : n = 59 ; similitude des deux mains : 32, soit 54%
    4>2 = 39,8 % 2=4 = 45,8% 2>4 = 14,4% pour l’ensemble des 118 mains étudiées


Nouveaux-nés filles : n = 37 ; similitude des deux mains : 26 soit 66,6%
    4>2 = 41,9% 2=4 = 45,9% 2>4 = 12,2% pour l’ensemble des 74 mains étudiées


Il n’y a donc pas de différence significative entre les deux sexes, et à la naissance, la similitude du développement des doigts ne milite  pas, contrairement à ce qu’affirme Manning, en faveur d’une quelconque influence hormonale prénatale.

2.     De 3 mois à 3 ans :

Les différences entre les sexes apparaissent. Sur cet échantillon très représentatif (123 garçons et 165 filles), l’égalité des mains se retrouve à un taux identique (68%), de même que la proportion du ratio digital bas (51%), mais le ratio digital haut voit sa fréquence augmenter légèrement chez les filles (16%) tandis qu’il est nettement moins bien représenté chez les garçons (6,5%). La note féminine apparaît donc déjà significative à cet âge (χ2=6,42, soit un p<0,02), alors que la différence du 2=4 (42,68% chez les garçons, 33% chez la fille)  n’est pas significative (χ2=2,86 soit un p< 0,10)

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L’inégalité de longueur entre l’index et l’annulaire. 3 mois à 3 ans comparaison garçons-filles

L’inégalité de longueur entre l’index et l’annulaire. 3 mois à 3 ans comparaison garçons-filles

3. De 3 à 6 ans :

Sur un nombre de 71 sujets (32 garçons et 39 filles),l’égalité des deux mains se retrouve dans environ 60% des cas ( 62,5 chez les garçons, 56,4 chez les filles), et on assiste à une forte diminution de la fréquence des index digitaux bas dans les deux sexes qui tombe à 25% chez les garçons  et à 23% chez les filles  ; l’index digital haut continue à monter chez les filles (38%) et fait une percée chez les garçons (31% ), ce qui rend non significatif la comparaison (χ2= 0,4 et p<0,50). C’est le moment de la vie où en dehors de la période néonatale les profils des doigts masculins et féminins sont les plus semblables entre eux.

L’inégalité de longueur entre l’index et l’annulaire. 3 à 6 ans comparaison garçons-filles

L’inégalité de longueur entre l’index et l’annulaire. 3 à 6 ans comparaison garçons-filles

4. Entre l’âge de 6 ans et celui de la puberté :

Dans cette tranche d’âge qui va normalement de 6 à 11 ans chez les filles et de 6 à 13 ans chez le garçon (mais cet âge peut être avancé, en particulier chez les filles, et retardé, en particulier chez le garçon) l’influence des hormones sexuelles n’est pas encore sensible, et pourtant, on assiste à des différences dans la longueur des doigts lié au sexe qui vont dans le même sens que chez l’adulte. Dans cet échantillon de 79 garçons et 64 filles, l’index digital bas est deux fois plus fréquent chez le garçon que chez la fille (23% contre 10%), tandis que l’index digital haut se voit chez 50% des filles et 35% des garçons.Toutefois, ces comparaisons ne sont pas statistiquement significatives puisque pour le 4>2, le χ2 est égal à 2,51 soit un p< 0,20, et que pour le 2>4, le χ2 est à 3,08 soit un p<0,10. De la même façon, le ratio égal à un n’est pas significativement différent entre garçons (42%) et filles (40%) L’égalité entre les deux mains se voit là encore dans environ 60% des cas (64,57 % chez les garçons, 57,8 % chez les filles.

L’inégalité de longueur entre l’index et l’annulaire. 6 ans jusqu'à puberté comparaison garçons-filles

L’inégalité de longueur entre l’index et l’annulaire. 6 ans jusqu'à puberté comparaison garçons-filles

5.  En cours de puberté :

La surprise est dans le camp des garçons. Au cours de cette période qui va habituellement de 11 à 15 ans chez les filles et de 13 à 17 ans chez les garçons, et qui s’étale donc sur environ 4 ans dans les deux sexes (deux ans pour les stades 2 et 3 de Tanner, deux ans pour le stade 4 et le début du 5), il a été possible d’examiner 48 garçons et 79 filles.
Chez le garçon, ont été incluses des pubertés survenant avant 13 ans, 1 précoce (avant 9 ans) et 6 « avancées » entre 9 et 13 ans soit 14,6 % des 48 enfants étudiés ; par ailleurs 2 sujets n’avaient pas terminé leur puberté à 17 ans et 1 ne l’avait commencé qu’après 15 ans, ce qui représente 3 cas de puberté tardive soit 6,25% des cas rapportés.
Chez la fille, il a été pris en compte les pubertés précoces (avant 8 ans : un cas) et « avancées » (entre 8 et 11 ans : 6 cas), soit 7 cas sur 79 sujets (8,8%) ; il a été également inclus 2 pubertés tardives n’ayant pas achevé leur maturité sexuelle à 16 ans (soit 2,5% de la population étudiée.
 La similitude des deux mains a été retrouvée chez 67% des garçons et 72%des filles. Le fait le plus marquant à cette période de la vie est l’effondrement chez le garçon en cours de puberté, de l’index digital bas dont la fréquence est  divisée par deux par rapport à la période précédente (11,46%) au profit du trait féminin que représente l’index digital haut (48%). Les filles voient leur index digital haut culminer à près de 58%, tandis que leur index digital bas a une fréquence de 6,3%.

L’inégalité de longueur entre l’index et l’annulaire. En cours de puberté comparaison garçons-filles

L’inégalité de longueur entre l’index et l’annulaire. En cours de puberté comparaison garçons-filles

Cette comparaison garçons-filles, n’est pas significative (p<0,30 pour 4>2 et 2>4, <0,10 pour 2=4)

Lorsque l’on cherche à trouver une explication, en particulier chez le garçon sur cette baisse brutale de proportion de 4>2, en étudiant les sous groupes représentés par les stades de Tanner, on ne peut que rester perplexes, en constatant que le sous groupe du stade TANNER 3 est le seul à comporter un pourcentage de ratio digital proche de celui de l’adulte ; les stades 2 et 4 qui l’encadrent ont un ratio digital bas particulièrement mal représenté ; le stade 5 qui précède le stade adulte a lui aussi un ratio digital bas à faible pourcentage. Bien sûr le nombre de garçons  en cours de puberté n’est pas très grand (48), et sa division en 4 sous groupes rend l’analyse statistique peu fiable ; on ne peut donc tirer aucune conclusion en attendant que puisse être confirmé ou infirmé  par une étude portant sur un plus grand nombre de sujets, ce phénomène transitoire de dépression du ratio digital.

 

 

Stade 2

Stade 3

Stade 4

Stade 5

Nombre

17

12

12

6

Egalité des mains

70,60%

50%

83%

66,60%

4>2

5,90%

29%

4,20%

8,33%

2=4

41,20%

42%

37,50%

50%

2>4

52,90%

29%

58%

41,66%

A noter qu’une comparaison entre les hommes adultes jeunes (moins de 35 ans) et les plus âgés, permet d’affirmer l’homogénéité du groupe « adultes hommes ». Il y a donc un saut qualitatif net entre le groupe pubertaire et le groupe adulte difficilement explicable :

 

 

Ensemble puberté garçons n= 48

Hommes < 35 ans n=22

4>2

11 ,46%

31,8%

2=4

40,63%

56,8%

2>4

47,91%

11,36%

 

En ce qui concerne les filles, il n’y a pas de surprise ; l’échantillon est plus représentatif (79) et les proportions voisines de celles de l’adulte :

 

 

Stade 2

Stade 3

Stade 4

Stade 5

Nombre

27

16

19

16

Egalité des mains

63%

69%

73,70%

81%

4>2

5,50%

6,25%

5,30%

5,50%

2=4

44,50%

46,87%

26,30%

44,50%

2>4

50%

46,88%

68,40%

50%

V .  CONCLUSIONS :

1) Il n’y a pas d’effet hormonal différenciateur avant la naissance ; les nouveaux-nés garçons et filles ont le même profil digital.


2) La note féminine est un phénomène progressif chez les filles au cours de l’enfance et de l’adolescence.


3) La note masculine est fréquente chez le nourrisson et diminue dans les deux sexes au cours de l’enfance.


• elle passe par un minimum pubertaire chez le garçon, pour s’affirmer après la puberté (fréquence multipliée par 2,5) ;
• elle diminue chez les filles tout au long de l’enfance et de la puberté ; sa fréquence, faible, double après la puberté.


AU TOTAL

La croissance de l’annulaire au cours de la puberté, est, peut-être, influencée par les hormones, pourquoi pas la testostérone, comme le suggère JT Manning ?

La prédominance de la croissance de l’index sur celle de l’annulaire, se fait tout au long de l’enfance et de la puberté, avec toujours un avantage féminin. Ce caractère sexuel que l’on ne peut pas appeler primaire ou secondaire puisque indépendant des sécrétions hormonales anténatales et pubertaires, peut-il être qualifié de primo secondaire ?

On peut envisager dans l’avenir une vaste enquête de type longitudinal, pour corroborer (ou infirmer) les conclusions temporaires énoncées plus haut. Par ailleurs, une comparaison inter raciale est souhaitable avec une méthodologie rigoureuse qui inclurait éventuellement des dosages hormonaux des stéroïdes sexuels.

Bibliographie

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F
Je suis une femme et la proportion de mes doigts correspond exactement ... à celle d'un homme. J'ai l'annulaire très distinctement plus grand que l'index. Qu'est ce que cela signifie ?
Répondre
D
Vous faites partie des 12,4 % des femmes qui ont cette caractéristique. Ce n'est qu'une constatation statistique !